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Opinions

Hiroko ISODA  
Professeur au Graduate School of Life and Environmental Sciences, University of Tsukuba

Pour utilisation efficace des ressources biologiques dans la terre aride – d'un point de vue de la diplomatie scientifique

Hiroko ISODA
Professeur au Graduate School of Life and Environmental Sciences, University of Tsukuba

2010.2


Le réchauffement climatique, la destruction de l'environnement et la réduction de la biodiversité, dues aux activités humaines de ces derniers siècles, sont des problèmes que l'Humanité doit affronter à l'échelle planétaire. Notamment dans les territoires arides, qui occupent environ 40 % de notre planète, où l'on constate clairement un de ces problèmes sous la forme d'une progression de la désertification. D'autre part, beaucoup des pays situés sur les territoires arides, qui s'étendent de la région intérieure de la Chine, l'Asie centrale, le Moyen-Orient et à l'Afrique du Nord, sont des pays en voie de développement ; se présent alors le dilemme entre le développement économique, qui permettrait de réduire la pauvreté, et les points abordés plus haut. Une des clefs importantes pour résoudre ces problèmes apparemment contradictoires, est l'utilisation efficace des ressources disponibles dans les terres arides, telles que les ressources biologiques, les ressources en eau, les ressources minières, etc. Pour le développement de la recherche dans ce sens et afin d'avoir une utilité certaine pour l'ensemble de la société, il faut avoir des procédures et des points de vue multiples qui sortent des champs spécialisés traditionnels. Pour un développement durable en harmonie avec l'environnement, un pays développé, tel que le notre, devra encourager une recherche scientifique aux multiples points de vues pour aborder la question de l'utilisation efficace des ressources des terres arides dans le cadre de la « diplomatie scientifique ».

Jusqu'à présent, en ce qui concerne les recherches pour l'utilisation des ressources biologiques à des fins médicamenteuses, les chercheurs des pays développés ont principalement dirigés leurs explorations des ressources biologiques dans la direction des régions ayant des forets tropicales. Pour ce qui concerne les régions sèches ou arides, la recherche d'analyse fonctionnelle destinée à des ressources biologiques a pris beaucoup de retard. Ceci en raisons du fait qu'il y a peu d'organismes dans l'absolu et que l'on en prend juste conscience, et que les régions à étudier se trouvent principalement dans des pays en voie de développement avec parfois de situations politiques difficiles. Comme le Japon n'est pas une terre aride, cela n'a pas favorisé l'émergence de points d'appuis solides pour la recherche dans ce type de contrée, et la recherche scientifique systématique destinée à la découverte des fonctionnalité des ressources biologique présente dans et sur les terres arides n'a pas beaucoup avancée jusqu'à présent.

L'on considère que les plantes habitant dans ces régions arides ont des fonctions de défense contre le stress provoqué par l'habitat dans un environnement sévère, et ont développé des substances aux fonctionnalités uniques. Des recherches récentes ont rapporté, par exemple, que le fruit des oliviers ayant pour habitat les oasis sahariennes ainsi que certaines plantes médicinales, comprennent beaucoup plus d'antioxydants (la polyphénol, par exemple) que les mêmes espèces ayant pour habitat la côte méditerranéenne ; et que ces substances ont des activités anti-tumorales, des activités antiallergique, un effet d'inhibition sur la mort cellulaire du nerf, une activité bénéfique sur la peau, etc. Si l'on conçoit une recherche dont le but est l'utilisation efficace des ressources biologiques, qui peuvent aider à la conservation de la santé, soigner et améliorer le traitement des maladies, en tant qu'entreprise commune avec les pays situés dans les régions arides ; cela pourra favoriser la naissance de différentes industries, qui pourront aider au développement économique : cela sera aussi un nouveau type de contribution internationale de notre pays.

Dans la résolution « Pour Promouvoir la Diplomatie de la Science et Technologie » approuvée en mois de mai 2008 par le Council for Science and Technology Policy, il y a 43 mesures que le Japon doit appliquer afin de promouvoir « la diplomatie scientifique », qui allie et développe mutuellement la recherche scientifique et la diplomatie. Dans lesquels il y a une description ayant pour titre « Science and Technology Research Partnership for Sustainable Development (Coopération pour la Recherche de la Science et la Technologie pour le Développement Durable) », dont l'objet est de proposer et d'attester la réalisation, le renforcement et la consolidation des résultats de la coopération scientifique avec des pays en voie de développement, destinés à résoudre les problèmes à l'échelle de la planète.

L'article « Science and Technology Research Partnership for Sustainable Development » vise à promouvoir la recherche coopérative internationale avec les pays en voie de développement pour résoudre les problèmes à l'échelle planétaire par le biais de la coopération du Japan Science and Technology Agency (JST) et de la Japan International Cooperation Agency (JICA) ; ceci afin d'obtenir de nouvelles connaissances qui pourront aider à résoudre les problèmes mondiaux et à améliorer le niveau des techniques scientifiques, en communauté avec les organisations de recherche des autres pays. Avec l'Aide Publique au Développement (APD), l'article vise aussi à promouvoir la recherche coopérative internationale et comporte une notion sur l'utilité certaine dans le futur pour la société (restitution à la société des résultats concrets des recherches) et est destiné à la résolution des problèmes tels que ceux qu'il est difficile de résoudre par un seul pays ou une même une région, et qui ont besoins de la coopération de la communauté internationale pour y parvenir. Selon les demandes des pays en voie de développement ; le but est de construire un système durable d'activité qui aidera à résoudre les problèmes tout en promouvant le développement indépendant des capacités de recherches des pays en voie de développement avec l'aide et la coopération de la recherche internationale.

Avec tout ceci en toile de fond, le projet «Valorization of Bio-resources in Semi Arid and Arid Land for Regional Development (Utilisation efficace des ressources biologiques dans les terres arides pour le développement régional) » (Science and Technology Research Partnership for Sustainable Development) a été lancé l'année dernière. Ce projet comprend différents axes : développer le recensement des ressources biologique qui peuvent se montrer utiles et faire le recensement de la répartition des habitats des plantes ; ceci en se basant sur les informations fournies par la culture pour l'alimentation des populations locales et sur l'efficacité des médicaments traditionnels, ceci pour la région sèche de la Tunisie et de l'Afrique du Nord ; effectuer des investigations sur les facteurs de dégradation de l'environnement dans les régions arides, tels que les variables climatiques et la salinisation des sols, et faire le recensement des différents types d'habitats ainsi que de leurs environnements; effectuer l'analyse de substances contenues dans les ressources biologique sélectionnées et faire la recherche d'analyses fonctionnelles des dites substances; développer une base de données qui recense et englobe les graines, mais aussi les informations sur l'environnement et l'habitat des ressources biologiques recueillies dans la terre aride, des informations sur les fonctions des substances découvertes et de leurs compositions ; le tout organisé en une bibliothèque gérée par code barre, tant pour les graines que les substances fonctionnelles. L'article a aussi pour objet de promouvoir le développement de techniques et méthodes pour cultiver et sélectionner des plantes, en visant une adaptation à l'environnement ; d'introduire des techniques de transformations pour les usages destinés à l'alimentation ; ceci afin d'utiliser à un haut niveau les ressources biologiques disponibles dans les terres arides.

La région de l'Afrique du Nord, située entre les bords de la Méditerranée et le désert du Sahara qui n'est pas loin, est, au contraire des terres arides continentales, caractérisée par une diversité biologique unique qui a pour cause un grand gradient de sècheresse régnant annuellement sur la région. C'est l'unique région holarctique sur le Gondwana (l'Amérique du Sud, l'Afrique, l'Australie, l'Inde et le pôle Sud), où il y a une flore aussi unique au niveau de la biogéographie. Toute la région autour de la Méditerranée est un trésor de plantes médicinales qui ont différentes propriétés. Dans les pays méditerranéens, il y a une très ancienne et intéressante « culture de médication par les aliments », dans laquelle ceux qui cuisinent utilisaient ces plantes traditionnelles en tant qu'herbes et épices.

L'Afrique de Nord est un carrefour de civilisations et de religions. L'Afrique et le pourtour de la Méditerranée, ne sont pas seulement des régions aux trésors en ressources biologique et génétiques qui renferment encore des possibilités inconnues ; c'est non seulement une région où l'on peut tenter de résoudre en pionnier des problèmes environnementaux d'échelle planétaire, c'est aussi une région clef, importante pour l'échange des idées entre l'Orient et l'Occident ; néanmoins c'est une région pour laquelle le Japon est en retard dans sa compréhension et pour la recherche en générale par rapport aux autres régions du globe. Pour ces raisons, et à cause de la situation de la recherche, nous prenons cette région comme région stratégique, comme une base de recherche pédagogique d'où nous regardons le pourtour de la Méditerranée et l'Afrique ; nous fixons les yeux sur l'Afrique de Nord comme l'objet de recherches pour pouvoir proposer et envoyer au Japon et au monde entier les visions d'une construction de société durable.

A la « Quatrième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique » qui c'est tenu au mois de mai et au « Sommet Hokkaido Toyako » qui à eu lieu au mois de juillet 2008, l'élan a été pris pour agir pour le développement de l'Afrique, on y a discuté des grandes espérances pour la réalisation concrète de coopérations et d'échanges de techniques scientifiques ; grâce auxquels les résultats de nos recherches seraient utile pour la contribution internationale intellectuelle. Ce qui fut pour moi une opportunité vis-à-vis de nos projets.

Anglais / Chinois / Japonais

Le profile de Madame Hiroko ISODA :

En 1985, diplômée au Second Cluster of Colleges, College of Agriculture and Forestry, University of Tsukuba. Après avoir travaillé au Snow Brand Milk Products Co., Ltd., elle fait des études au Graduate School of University of Tsukuba, et a été chercheur au College of Veterinary Medicine, Cornell University. En 1997, elle est chercheur associé a l'Institue of Biological Sciences, University of Tsukuba. En 2002, universitaire au Institute for Enviromental Studies ; en 2004 elle devient professeur associé au Alliance for Research on North Africa, Graduate School of Life and Environmental Sciences, University of Tsukuba; son poste actuel depuis 2007. Elle est aussi sous-directeur au Alliance for Research on North Africa, University of Tsukuba. Les thèmes principales de ses recherches sont ; « la recherche sur l'analyse fonctionnelle et l'utilisation efficace des ressources biologiques utiles dans les terres arides » et «la recherche sur l'analyse fonctionnelle des composants alimentaires et sur l'évaluation de la sécurité environnementale pour usage de la technologie des cellules animales ». Membre-collaborateur du Science Council of Japan.

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