Cela fait maintenant trois ans que je travaille au Miraikan. Depuis le commencement de ma prise de poste, j'ai pu constater que le budget se voit réduit tous les ans par les diverses réformes administratives et financières pratiquées par l'Etat. Avant cela, Monsieur Mamoru MORI, qui est le directeur du centre, souhaitait déjà ardemment, et rapidement, introduire des méthodes de gestion privée dans l'établissement. Pour ce faire, il a été décidé le recrutement d'une personne ayant l'expérience de l'administration d'une entreprise du secteur privé ; et j'ai eu la chance de me voir confier cette mission. Dans cet entrefilet, je voudrais présenter nos engagements concernant les efforts effectués ces dernières années au Miraikan pour améliorer son administration. Efforts que l'on a défendus publiquement quand on a parlé du Miraikan dans le cadre des opérations de tri lancées l'année dernière par notre gouvernement.
La première mission qui m'a été donnée, est l'amélioration de la balance entre recettes et dépenses. On parle souvent des déficits lorsqu'on discute de révisions des entreprises publiques. Les entreprises à caractère éducatif, telle que le musée des sciences, sont difficiles à faire fonctionner selon le modèle d'un pur business ayant pour but le seul profit; comme par exemple un parc ludique ou d'attractions. Pour cela, il est plus convenable de prendre en compte la notion d'éducation que s'impose l'état pour le bien être de sa collectivité pour aborder la question des différences entre recettes et dépenses.
En ce qui concerne le Miraikan, la différence entre recettes et dépenses était d'environ 3000 millions de yens à ses débuts ; lorsque j'ai pris mon poste elle était de 2700 millions. Cette différence de 300 millions en quatre ans est due en partie par le fait de réductions du budget; depuis lors, le montant du déficit est toujours en stagnation. Nous avons maintes fois discuté en l'interne, en écoutant les propositions de tous et sans hiérarchie, et cherché les points positifs permettant le moyen d'augmenter les recettes par nous même. Par exemple, nous avons démarré un système de partenariat avec les entreprises. C'est un projet d'associations dans lequel nous établissons des relations avec les entreprises qui approuvent les idées et l'activité du Miraikan. D'un côté elles nous offrent des fonds, et en échange le Miraikan coopère avec les activités de ces entreprises ; principalement au niveau du RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Il y a environ 10 entreprises en association avec nous, dont la première est RICHO Company, Ltd, qui participent activement à ce projet ; et malgré un situation économique mondiale difficile, les partenariats s'amplifient petit à petit.
En ce qui concerne les locations de locaux dans le Miraikan, nous avons arrêté l'ancien système de loyer fixe qui était extrêmement bas, et nous avons introduit un nouveau système de loyer basé sur les espérances de ventes afin de développer l'entraide tout en générant mutuellement des profits. Un des nouveaux locataires du rez-de-chaussée, la LOTTERIA Co., Ltd (une grande chaîne de restaurants), a notamment augmenté leurs chiffres de ventes grâce à l'augmentation du nombre de visiteurs au Miraikan ; de plus, il reste ouvert le jour de fermeture du Miraikan (qui est le mardi) pour fidéliser et attirer les clients potentiels des bâtiments voisins ; grâce à cet effort de bonne gestion il est devenu un des magasins de cette chaîne de restaurants qui réussi le mieux à Tokyo. En ce qui concerne les installations disponibles dans le Miraikan, nous avons baissé les prix des locations pour l'utilisation des salles de congrès, et modifié les tarifs pour leur utilisation à la destination du privé quand elles sont disponibles ; ceci afin d'augmenter les recettes et pour optimiser les plannings d'utilisations des locaux.
D'autre part, nous avons amélioré en interne l'efficacité de travaux inhérents au bâtiment. Lors de mon installation à ce poste, mes premières ressentis ont été sur les fait que les réunions prennent souvent beaucoup de temps ; que les discussions tombent inexorablement dans des cercles vicieux et que l'on a beaucoup de mal à dégager de quelconques conclusions ; car bien que les choses avancent, il n'est pas très claire quand et comment les choses peuvent être décidées et comment cela fonctionne pour les appliquer. Il y a beaucoup de choses difficiles à comprendre d'un point de vue d'un gestionnaire venant du privé ; par exemple le fait que les employés en charge de budget n'ont pas une idée juste des coûts, etc. ; il y a aussi la structure administrative double composée de la section du planning (Japan Scinece et Technology Agency) et de la section de l'administration (la fondation chargée de cette agence), ce qui crée des problèmes complexes de gestions.
Avec l'accord du directeur, et après plusieurs discussions avec des responsables, nous avons établi un nouveau comité administratif stratégique, dans lequel nous décidons des projets stratégiques pour le long terme et qui ont besoin de budget relativement important. Ceci afin de distinguer clairement la fonction et les rôles de l'autre comité administratif de gestion; dans lequel nous délibérons sur le planning et la réalisation des travaux administratifs quotidiens auparavant décidés. Chaque comité se réuni deux fois par mois.
En plus de ces deux réunions importantes, chaque semaine il y a 14 personnes ayant des postes de responsabilité au Miraikan qui tiennent réunion, avec la participation du directeur, dans le but d'avoir de bonnes communications entre la Japan Science and Technology Agency et la fondation, de rapporter la situation actuelle de leurs sections, et afin de pouvoir partager les informations transversalement pour que les informations circulent au même niveau. Pareillement toutes les semaines 4 responsables de chaque comité participent à une réunion individuelle, en déjeunant ensemble, et font des efforts pour ne pas avoir des divergences de communication mutuelles.
Bien qu'encore imparfait, le Miraikan a réussi à entreprendre en trois ans les améliorations nécessaires et systématiques pour que les comités puissent être plus efficaces et que leur objectifs soient plus claires ; ce qui est une bonne évolution par rapport à autrefois. Il y a 5 femmes comme chefs d'équipe sur 15, et 2 autres ont en gérance des projets qui leur ont été confiés ; et elles y font un excellent travail. Des cadres ont aussi sensibilisés le personnel sur la gestion des coûts et le comportement de ceux-ci s'est beaucoup amélioré à ce niveau là.
Avec les efforts et la coopération de chaque section, et grâce au système réformé, les chargés de communication scientifique au publique, le développement des expositions, les actions du service commercial, de la publicité et du personnel administratif, le nombre de visiteurs n'a cessé d'augmenter chaque année pour atteindre un total de 910000 personnes l'année dernière. Par conséquence, la différence entre recettes et dépenses continue à se réduire depuis trois ans ; passant de 2600 millions, à 2500 millions, puis à 2400 millions de yens. Nous sommes encore en train de faire des efforts afin de réduire ce chiffre cette année. Selon la décision prise par les opérations de tri effectuées à la fin de l'année par le gouvernement, nous avons annoncé nos intentions d'unifier les administrations du Miraikan. Je crois que ces projets d'améliorations administratives seront réalisés rapidement et je voudrais contribuer de toutes mes forces à ses réalisations.
Pour parler de tout autre chose, j'ajouterais que le Miraikan a démarré, depuis deux ans, une gestion globale plus écologique ; ayant pour objectif de réduire nos émissions de CO2 ; chaque année les résultats sont quantifiés et servent à déterminer le but suivant à atteindre. L'année dernière nous avons réussi à réduire nos émissions 4,3%, cette année nous devrions arriver à 7,0%. Pour l'année prochaine, nous l'estimons à 8,5% (valeur prise en compte : année 2007).
Pour finir, je vous offre une nouvelle de dernier moment. Le Miraikan tient une exposition spéciale, « `It's a Tasty World' – Food Science, Now ! (`C'est un Monde Délicieux'- la Sience de l'Alimentation, Maintenant !) » : On y découvre le monde merveilleux de l'alimentation constitué par six menus destinés à vous accueillir : (1) Qu'est-ce que veut dire, délicieux ? - la mécanisme de goût ; (2) Délicieux pour tout le monde ! – la production en masse de l'alimentation ; (3) Délicieux dans la permanence – la technologie de conservation ; (4) Qu'est-ce qui sera délicieux dans le futur ? – l'alimentation de l'avenir ; (5) Après avoir bien mangé – le problème des nourritures excédentaires; (6) Est-ce que c'est vraiment délicieux ? – sain, sûr, la crise de l'alimentation.
Dans un coin particulièrement ludique, on choisit son petit déjeuner, déjeuner et dîner parmi des miniatures de plats en tissu fabriqués à la main, pour consulter et évaluer l'équilibre en calories, le sel et les trois substances nutritives qui sont : les protéines, les graisses et les hydrates de carbone. Il y a aussi un coin très populaire où on explique les bonnes et mauvaises combinaisons de différentes nourritures ; le Tonkatsu (côtelette de porc panée) et le chou, le curry et l'allium bakeri (sorte de cornichon), le scombrésocidé (poisson japonais) et le Ponzu (une vinaigrette japonaise), etc. On peut y apprendre que ces différentes combinaisons et mariages d'ingrédients ont des raisons d'être qui ne sont pas que gustatives.
Dans la section « Questions-Réponses » on vous questionne sur certains point, par exemple ; le fait de manger des oignions rend le sang plus liquide ? ; consommer de l'huile d'olive ne fait pas grossir ? ; l'umeboshi (prune confite dans du sel) est bonne pour la santé car c'est une nourriture qui contient des alcalins ? etc. Est-ce vrai ou est-ce faux ? Les dernières avancées scientifiques vous répondront. Faites votre possible pour venir au Miraikan. Cette exposition se tiendra jusqu'au 22 mars de cette année. Dépêchez-vous !
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